Mars 2013 : Interculturel et droit des femmes

L'intérêt d'une approche interculturelle est de démontrer comment des idées qui se veulent opposées peuvent dissimuler des préjugés discriminatoires identiques.

Aussi, on peut entendre de la part de certaines personnes qui se disent anti-racistes, des formules employées par des racistes pour prouver l’impossibilité des individus venant de cultures non-occidentales de s’inclure dans la société française.

Le statut des femmes est bien couramment utilisé à cette fin.

 

On entend dire par exemple que les « musulmans » seraient opposés aux droits des femmes. En confondant l’islam et l’islamisme – idéologisation de l’islam à des fins politiques -, on stigmatise toute une population comme étant non-intégrable.

A l’inverse, pour défendre ce qu’ils appellent la « culture musulmane » et combattre le racisme, certains prônent le respect de normes et de traditions qui vont à l’encontre de l’égalité des sexes et de l’autonomie des femmes.

Pour sortir de ces visions figées, une approche interculturelle est indispensable.

En effet, elle met en évidence l’évolution des cultures dans leur constante interaction avec le social, l’historique, le psychologique et le politique.

Elle permet aussi de mettre en réflexion l’évolution des droits des femmes comme une avancée culturelle parmi les grands changements sociopolitiques que la France a connus.

Elle aide enfin à voir que l’accès des femmes aux droits et l’égalité est un vecteur essentiel de la démocratisation de la société tout entière.

Loin d’être abstraite, cette approche interculturelle des rapports femmes-hommes est plus que jamais nécessaire pour approfondir l’intervention sociale et le développement de l’accès aux droits et de la citoyenneté.

A cet effet, l’ADRIC propose des outils originaux pour accompagner les actrices et des acteurs sociaux à tous les niveaux et dans divers champs sociaux, culturels et politiques.

 

Chahla Beski-Chafiq, directrice de l'Adric, participera à la conférence "Vivre et faire vivre la laïcité - Laïcité nom féminin" organisée par le Haut Conseil à l'Intégration, le mardi 19 mars à 18h30

Par lettre en date du 26 avril 2010, le Président de la République a confié au Haut Conseil à l’intégration (HCI) une mission de suivi des questions liées à l’application du principe de laïcité.

Dans cette optique, le HCI organise un cycle de conférence : "Vivre et faire vivre la laïcité".

Laïcité nom féminin :

En lien avec la journée internationale des droits des femmes du 8 mars, il s'agit d'affirmer qu'au cœur du principe de laïcité réside l'égalité homme-femme. En France et de par le monde, le combat pour les droits des femmes et la laïcité se confondent.

Avec : 

- Chahla Beski-Chafiq, écrivaine, essayiste
- Saïda Douki-Dedie
u, Médecin psychiatre, professeur honoraire à la faculté de médecine de Tunis et de Lyon
- Asma Guénifi
, présidente de l'association Ni Putes Ni Soumises, membre du groupe de réflexion et de propositions sur la laïcité auprès du HCI
- Malika Sorel,
essayiste, membre du groupe de réflexion et de propositions sur la laïcité auprès du HCI
- Annie Sugier
, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes.

 Quand : mardi 19 mars à 18 h 30

Où : au Cnam,  Amphithéâtre Paul Painlevé, 292 rue Saint-Martin, 75003 Paris

Pour connaître le programme détaillé des conférences : www.hci.gouv.fr.

 

Jeunes pour l'égalité : des lycéens et des lycéennes présentent leurs travaux

La deuxième année de "Jeunes pour l'égalité" touche à sa fin.

Des rencontres ont lieu dans chacun des lycées, au cours desquelles les jeunes présentent leurs créations sur le thème de l'égalité filles-garçons.

Au mois de mars, les élèves du lycée Jean Macé de Choisy-le-Roi (94) et du lycée Auguste Blanqui à Saint-Ouen (93) ouvriront la marche.

Outre leurs camarades, des élues viendront les écouter et échanger avec eux :

- Henriette Zoughebi, vice-présidente des lycées et des politiques éducatives du Conseil régional d'Ile-de-France sera présente aux deux rencontres, les 26 et 28 mars.

- Jacqueline Rouillon, maire de Saint-Ouen ira, quant à elle, échanger avec les jeunes de sa ville.

Une rencontre régionale réunira les jeunes des 23 lycées partenaires courant mai.

Pour en savoir plus sur le projet : www.adric.eu

 

Des exemples d'interventions en mars 2013

Intervention dans le cadre du séminaire « Education » organisé par la Ville de Stains, auprès des partenaires institutionnels et associatifs de la ville.
Cette rencontre servira de base à la préfiguration d’un Plan éducatif local.

Conférence-débat sur le thème « Droits des femmes et laïcité », organisée en partenariat avec le CIDFF de Seine-Maritime, dans le cadre de la Journée du 8 mars 2013.

Conférence-débat sur le thème « Diversité culturelle/relations interculturelles/ Egalité femmes-hommes », à la demande de la Ville de Roubaix, dans le cadre des REGAL, rendez-vous roubaisiens de l'Egalité.
Elle vise à offrir un espace de débat et d’échange dédié aux différentes problématiques de l’Egalité et de lutte contre les discriminations.

- Journée de sensibilisation « Interculturalité et laïcité », organisée à la demande de la DAFOR de l’Académie de Paris, pour accompagner l’équipe pédagogique et éducative du collège Paul Gauguin dans le 9e arrondissement de Paris.

- Sensibilisation sur la question « Parentalité et interculturalité », auprès d’un groupe de travail composé d’intervenant-e-s sociaux et de partenaires du centre socioculturel de Rezé (44).
Parmi les partcipant-e-s : CAF, petite enfance, école maternelle, lycée, association de loisirs jeunes, CID, Asamla, Tissé-métisse, Service Prévention etc.

- Sensibilisation sur la question de la communication interprofessionnelle et du travail en réseau auprès des directeurs et adjoints de direction des centres sociaux de la Ville de Massy

 

Des guides pour agir :

Face aux violences et aux discriminations : accompagner les femmes issues de l'immigration

couv guide2 Ce guide méthodologique est destiné aux acteurs associatifs et institutionnels qui œuvrent dans le champ de la lutte contre les discriminations et contre les violences.

Conçu à partir d’une recherche-action innovante ayant mobilisée plus de 20 associations, il est uniquement diffusé dans le cadre d’action de sensibilisation et/ou de formation visant à son appropriation par les acteurs de terrain.

Il articule les problématiques de diversité culturelle et de lutte contre les discriminations pour mieux promouvoir la citoyenneté des femmes issues des immigrations. 

Femmes primo-arrivantes : de l'accueil à l'intégration

Couv-guideÉmigrer ou demander l'asile dans un pays étranger projette les personnes dans une situation de bouleversement matériel, intellectuel et affectif.

Quelle que soit la motivation initiale du projet migratoire, il faut un grand déploiement d'effort et d'énergie pour construire une nouvelle vie.

Parce qu'elles sont exposées à des représentations sexuées qui affectent leur vie individuelle et sociale, les femmes primoarrivantes ont à mobiliser encore plus de ressources pour s'intégreret tisser des liens avec la société d'accueil.

Les soutenir dans l'accès aux droits, dans leur épanouissement familial et/ou individuel, et dans le développement de leurs capacités créatrices, demande nécessairement un accompagnement adapté à leurs besoins spécifiques.

En savoir plus sur les guides : ici.

 

Essonne : un répertoire d’actions contre les violences spécifiques faites aux femmes immigrées ou issues de l’immigration

Le Centre de Ressources Politique de la Ville en Essonne a réalisé et mis en ligne, sur son site internet, un répertoire d’actions contre les violences spécifiques faites aux femmes immigrées ou issues de l’immigration.

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L'ADRIC y présente l'un de ses outils essentiels sur cette question : "Face aux violences et aux discriminations : accompagner les femmes issues des immigrations", ainsi que les formations et sensibilisations liées à ce thème.

Ce répertoire d’actions, soutenu par la DAIC, vise à recenser des projets et actions luttant contre les violences spécifiques faites aux femmes immigrées ou issues de l’immigration, à identifier et diffuser des bonnes pratiques. Non-exhaustif, il est le fruit d’un travail qui a mobilisé l’ensemble des structures représentées dans cette démarche de capitalisation d’expériences.

Parler de violences « spécifiques » faites aux femmes immigrées ou issues de l’immigration ne vise pas à stigmatiser ces femmes, mais permet d’évoquer la prise en charge adaptée dont elles doivent faire l’objet.

Les réponses apportées en termes d'accueil, d'orientation mais aussi de formation des professionnels qui les accompagnent, doivent prendre en compte la complexité de leur identité, la relation interculturelle, le parcours migratoire, l’accès aux droits et aux soins...

Ce répertoire d’actions, qui rassemble 30 actions portées par 15 structures, est un outil à destination des professionnels de l’intégration, de la santé, des droits des femmes et de l’éducation, souhaitant mettre en place des actions de sensibilisation, d’accompagnement ou de formation sur la thématique des violences spécifiques faites aux femmes immigrées ou issues de l’immigration.

 

Consulter le répertoire :  http://www.crpve91.fr/Femmes,_genre_et_quartiers/Violence_faite_aux_femmes/violences_specifiques_faites_aux_femmes_immigrees/pour_commencer.pdf

Site web du CRPV :  http://www.crpve91.fr/